Connu pour son attrait exceptionnel pour les migrants du monde entier, le Canada est l’un des pays les plus prospères du globe. Le pays peut se prévaloir de ressources énergétiques et minérales abondantes et diversifiées. Il est le cinquième producteur mondial de pétrole et de gaz, dispose d’un secteur bancaire fort et de relations commerciales excellentes avec les géants du monde. L’attrait des investissements étrangers fait donc partie des priorités stratégiques du gouvernement canadien, qui s’est résolu à leur créer un environnement favorable. Mais, au-delà des mesures officielles, quelles peuvent être les raisons qui poussent à opter pour un investissement au Canada ?

Les procédures d’immigrations parmi les plus allégées au monde

En évaluant le potentiel de la destination Canada, il est intéressant de se concentrer sur les facteurs qui affectent le plus directement la capacité du pays d’attirer des investissements et de bâtir des entreprises compétitives. Parmi ces facteurs, on recense entre autres la facilité d’installation et l’allègement des procédures d’immigration vers les pays.

Symbole de cette ouverture, l’AVE ou visa électronique canadien est une autorisation de voyage accessible en ligne qui dispense de visa les ressortissants de nombreux pays, y compris la France et les pays européens. Le document, conçu sous le modèle de l’ESTA américain, ne prend que quelques minutes pour son établissement. Il permet à tout visiteur ou investisseur en provenance des pays ciblés de voyager librement et sans visa pour une période minimum de 3 mois. Outre ce visa, le Canada met en place de nombreuses mesures dans le cadre des programmes d’immigration en classe affaires. Elles visent à attirer des personnes ou entreprises qui émettent la volonté ou disposent de la capacité d’impacter l’économie du pays. Ces programmes sont offerts dans le but d’améliorer le marché du travail en attirant des investisseurs, des entrepreneurs et des travailleurs autonomes de l’extérieur du Canada, dotés de sens de risque, d’une connaissance suffisante du milieu entrepreneurial.

Le Canada bénéficie d’une dynamique économique indéniable

Membre du G7, le Canada est sans conteste l’une des économies les plus prospères du monde. Le pays est politiquement très stable. Son déficit budgétaire est modéré par rapport à la plupart des puissances économiques de son acabit. Le déficit de la balance des paiements est également faible, ses principaux partenaires commerciaux étant les États-Unis, la Chine et le Mexique. Le Canada affiche la deuxième croissance en importance, avec une augmentation du PIB de 2,1% au sein du G7. Le taux de chômage est de 6,1% et l’inflation de 3%. Il est le deuxième plus grand pays enclavé au monde, et l’un des pays les moins peuplés. Il est la dixième économie en termes de produit intérieur brut (PIB), et se classe au neuvième rang de l’indice de développement humain des Nations.

Le Canada possède le plus grand lac d’eau douce au monde, avec une superficie de 507 451 km2 ainsi que 50% des lacs du monde. En outre, la plus grande mine d’argent au monde a été découverte en 1903 à Cobalt, en Ontario. Le Canada se classe au cinquième rang pour la production d’électricité et au troisième rang pour la production mondiale de gaz naturel. Mais, c’est aussi l’un des plus importants pays producteurs de minerais, de minéraux et de métaux précieux. D’autres matières premières telles que le nickel, le cobalt et les diamants sont stockées dans le pays. Sans compter que le pays est également le plus grand exportateur de papier au monde et que le plus grand gisement d’uranium se trouve également sur le sol canadien. Le Canada a également ratifié l’Accord de Paris sur le climat et s’est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005 (actuellement, 19,0% du mix électrique proviennent de combustibles fossiles).

Le Canada, un modèle de libre échange

L’autre atout de la destination Canada est l’engagement sans cesse renouvelé de sa classe politique en faveur du libre-échange. Source de force économique, ce consensus au niveau de la politique économique du pays a permis de stabiliser ce dernier durant les crises financières les plus éprouvantes qu’a connues le monde.

Au cœur de cette politique, on dénote des efforts multilatéraux des gouvernements successifs pour réduire les droits de douane et autres obstacles au commerce. Le consensus a été renforcé par l’accord bilatéral de libre-échange avec les États-Unis et par les élections fédérales charnières de 1988, au cours desquelles les électeurs canadiens ont choisi le libre-échange. Depuis, plusieurs mesures et programmes sont venus sceller cette volonté populaire et ce besoin d’ouverture.

On compte notamment l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en 1994, de quelques petits accords bilatéraux de libre-échange ultérieurs et, plus récemment, de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne, et de l’Accord global et progressif de Partenariat transpacifique (CPTPP). Même si l’on remarque une opposition idéologique au libre-échange dans certains milieux après plusieurs décennies, le large consensus politique en sa faveur semble s’imposer.

Un cadre propice à l’investissement

L’économie canadienne étant fortement tributaire des exportations, le Canada a su adapter son économie aux aléas du libre-échange et à la réduction des obstacles à l’investissement. Bien que l’investissement direct étranger au Canada soit limité dans certains domaines clés, les ressources abondantes du pays et sa structure économique solide continuent de l’encourager à attirer des investisseurs étrangers. Le gouvernement fédéral et les provinces encouragent l’investissement direct étranger en accordant de nombreux avantages dans des domaines prioritaires tels que l’automobile, la biotechnologie, la nanotechnologie, l’aérospatiale, la pétrochimie et l’énergie. Les États-Unis, mais aussi de nombreux pays européens et asiatiques, sont les principaux investisseurs dans le pays.

Des mesures d’investissement étranger direct sont établies en ce qui concerne les transactions, le repositionnement d’entreprise et les revenus avec toutes les filiales étrangères.

La politique des dernières années est orientée vers un attrait constant des investissements, via des subventions versées aux entreprises des différents territoires où elles décident d’ouvrir leur centre d’opérations. Aujourd’hui, le poids du Canada dans l’indice mondial MSCI (Morgan Stanley Capital International) sur les performances des marchés boursiers a doublé au cours de la décennie 2010. Le pays continue d’occuper une place de choix sur les marchés financiers mondiaux, et il négocie d’importants accords de libre-échange avec l’Europe et l’Inde afin d’accroître son accès aux marchés émergents. Enfin, les entreprises canadiennes versent des dividendes plus élevés que les filiales basées dans d’autres pays. Les banques, les entreprises de télécommunications et les entreprises énergétiques sont les principaux payeurs de dividendes.

Un système bancaire de référence

L’agence de notation Moody’s place le système bancaire canadien au premier rang mondial pour sa stabilité financière internationale, sa prudence et ses pratiques réglementaires. Pour la cinquième année consécutive en 2018, le Forum économique mondial estime que le système bancaire canadien est le plus sûr au monde en raison de son capital solide, de sa gestion saine et de sa surveillance réglementaire stricte. Il a d’ailleurs été en grande partie épargné par le séisme financier aux États-Unis et de l’autre côté de l’Atlantique pendant la crise financière de 2008. Si bien qu’après la crise, des experts se sont rendus à Toronto et à Ottawa pour étudier les particularités des banques canadiennes.

Trois d’entre elles figurent sur la liste des 20 plus grandes banques du monde, en termes de valeur marchande : Banque Royale du Canada (RBC), Scotia et Toronto Dominion (TD). La RBC vaut plus que l’Espagne Santander, la plus grande banque de la zone euro. Les banques canadiennes continuent d’être un modèle de fiabilité dans la communauté financière internationale.

Une porte d’entrée sur la plus grande économie du monde

Les États-Unis sont de loin le partenaire économique le plus important du Canada. Environ 75% des exportations du pays sont destinées à leur voisin américain. En 2016, les échanges de biens et services entre les deux pays se sont élevés à 627,8 milliards de dollars. Les exportations américaines s’élevaient à 320,1 milliards de dollars et les importations à 307,6 milliards de dollars. Les États-Unis ont enregistré un excédent commercial de 12,5 milliards de dollars avec le Canada en 2016. Les principales importations de services du Canada aux États-Unis se situent dans les secteurs des voyages, des transports, des télécommunications et des services d’information. À nos jours, les exportations de pétrole atteignent 98,5%, les exportations de gaz atteignant même 100%. À la fin de septembre 2018, les États-Unis, le Mexique et le Canada ont signé l’United States-Mexico-Canada Agreement (USMCA) qui réglementera le commerce nord-américain en lieu et place de l’ALENA (l’Accord de libre-échange nord-américain). Les frontières communes ainsi que les affinités culturelles et linguistiques qui facilitent les exportations des États-Unis d’Amérique sont également en jeu du point de vue des importations, avec l’avantage supplémentaire de réduire les coûts pour les importateurs américains, en raison de la vigueur du dollar américain.

Une économie tournée vers l’avenir

Le Canada démontre son leadership mondial dans d’autres secteurs qui non seulement façonneront le XXIe siècle, mais attireront également plus d’investissement à l’avenir. Ces secteurs, définis par l’initiative du gouvernement fédéral, comprennent:

  • la technologie numérique;
  • les industries de l’alimentation;
  • la fabrication de pointe;
  • l’intelligence artificielle;
  • la sécurité ;
  • les sciences de la mer.

Des centaines de sociétés canadiennes et multinationales collaborent au sein de grands consortiums partout au pays pour créer des produits, des services et des solutions novateurs destinés à l’économie mondiale.

Symbole de cette ambition, la région Ontario qui est une référence en matière d’innovation et de recherche et développement occupe la deuxième place après la Silicon Valley en Californie en termes de valeur d’investissement. La région attire de nombreux talents du monde de l’ITC au cours des dernières années, faisant du Canada l’une des destinations les plus plébiscitées par les experts du secteur. On dénombrait au total 270 000 travailleurs en technologie appliquée employés au Canada en 2016, alors que 18 000 entreprises sont actuellement actives dans les secteurs de la science et de la technologie.

Une administration transparente et efficace

Le système bureaucratique au Canada est l’un des plus efficients au monde. En moyenne, il faut moins d’une semaine pour ouvrir une nouvelle entreprise au Canada. C’est très simple ! La clarté et la transparence règnent au niveau bureaucratique. La corruption ne représente pas un obstacle important à la conduite des affaires au Canada. Le pays dispose de réglementations claires et de tribunaux transparents et fiables. De nombreuses enquêtes sur la corruption ont permis d’établir un constat reluisant dans le milieu des affaires.

Un modèle de brassage culturel réussi

La culture canadienne a été grandement influencée par la Grande-Bretagne et la France par l’invasion à long terme de ces deux pays. Combinées à la culture autochtone, la culture canadienne est l’une des plus denses et variées du monde entier. Le Canada est aussi un pays avec un grand nombre d’immigrants. Des personnes du monde entier, de nationalités et de religions différentes, ont contribué à la diversité de l’identité culturelle du pays de la feuille d’érable. Ouvert à toutes les différences de culture, le Canada est une destination de prédilection pour de nombreuses personnes dans le monde. Plus de 200 langues sont parlées à la maison dans le pays. Cette révélation de Statistique confirme que le Canada est une porte ouverte aux immigrants qui peuvent contribuer de manière positive à la société canadienne. Tout cela influe sur la stabilité sociale et politique et donc sur le climat des affaires dans le pays.

Les statistiques récentes prévoient d’ailleurs que l’immigration continuera d’être la principale source de croissance démographique d’ici 2060. Et pour  cause, la croissance démographique naturelle du Canada, alimentée par la fécondité, décline en raison du vieillissement de la population et du taux de natalité.

Une force de travail riche et diversifiée

Le marché de l’emploi du Canada attire davantage de travailleurs du monde entier. Une tendance qui, si elle est maintenue et associée à la reprise économique, pourrait résorber le taux de chômage légèrement à la hausse depuis un bon moment ! Le pays présente un faible taux de natalité, mais un système d’immigration solide à même de réduire l’écart et d’assurer la croissance continue de la population. Le Canada est reconnu pour son approche accueillante des immigrants et sa population diversifiée. C’est d’ailleurs une fierté pour de nombreux Canadiens.

Les immigrants comblent d’importantes lacunes sur le marché du travail canadien en veillant à ce que la demande de travailleurs qualifiés ne soit pas supérieure à l’offre. Le gouvernement canadien a mis en place un programme spécialement conçu pour encourager les ouvriers spécialisés à immigrer au Canada. Ces programmes ciblent des secteurs en forte demande de main-d’œuvre tels que la santé, l’informatique, l’industrie, la soudure, la menuiserie, la réparation d’électricité et la plomberie

Malgré les mutations sociales, la qualité de vie est restée à un niveau très élevé. À 7 reprises, les Nations Unies ont désigné le Canada comme le pays offrant la meilleure qualité de vie. Et l’espérance de vie y est l’une des plus élevées au monde. Pour les femmes, elle est de 76,12 ans contre 82,79 ans pour les hommes. Dans les derniers rapports, la population du Canada atteignait 37,1 millions de personnes en juin 2018. Le taux de chômage du Canada est tombé à 5,4% en mai 2019. Vous êtes donc assuré de trouver une main-d’œuvre abondante et qualitée si vous décidiez d’investir au Canada.

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